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Bilan du haut d’un nuage

Les RIDM ne sont pas encore terminés et déjà, je me sens en mode bilan. Il faut dire que cette édition a pour moi quelque chose de grisant. Je profite donc de ce moment où j’ai l’impression de flotter, pour regarder, derrière, le chemin parcouru.

Quatre ans après la présentation d’Un trou dans le temps, notre premier film, nous revenons aux RIDM avec le plus récent documentaire de Catherine Proulx, Le dernier cabaret.

Déjà quatre ans et pourtant, je me rappelle à quel point nous étions impressionnés d’avoir été sélectionnés par les RIDM à l’époque. J’avais fait une razzia de linge de madame pour «avoir l’air d’un productrice». Veston trop structuré, pantalons palazzo, tout un attirail pour me convaincre que moi aussi, je pouvais appartenir à ce monde.

Je me rappelle les 5 à 7 à tenter de percer les cercles déjà établis, à prendre mon courage à deux mains pour trouver le «guts» de parler à des inconnus. Plantée debout, verre à la main à scruter du regard la foule avec souvent l’envie de retourner dans ma zone de confort. Je me rappelle ma rencontre avec Isabelle Couture, quand on s’était toutes les deux spottées et choisies comme «amies de festival», un soutien moral qui arrivait à point.

Et aujourd’hui, au milieu de cette édition ma foi réjouissante : première devant une salle comble, soirée spéciale Cabaret Cléopâtre électrisante, panel de l’Observatoire du documentaire, article de Nous sommes les filles qui touche droit au cœur; je réalise que ça valait la peine.

Ça valait la peine de bûcher, de persister, d’y croire

Il faut dire aussi que les RIDM de cette année ont su mélanger les bons ingrédients pour nous faire sentir que le monde nous appartient.

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Ça ne se dit pas sur Facebook

Il fallait bien que j’explique à mon chum ma face de truite morte.

J’ai commencé à énoncer : «les coupures à Radio-Canada, la fermeture de la CinéRobothèque et des deux salles de cinéma de la rue Saint-Denis» puis, le maudit menton qui shake s’est mis de la partie et finalement, j’ai explosé. En larmes. Mais ça se dit mal sur Facebook : «Je braille en sacrament parce que j’ai l’impression qu’Harper va finir par avoir la peau de notre industrie».

Alors j’ai fait comme tout le monde, je me suis indignée multiplateformes. J’ai proposé une manif spontanée via Twitter, même eu des réponses de gens motivés. Puis, mon téléphone a sonné. Parce que pour arriver à vivre en tant que productrice documentaire, je fais aussi des contrats à la pige. Alors j’ai géré des urgences de télé-réalité jusqu’à trop tard. Et je n’ai pas organisé de manif.

J’ai suivi de loin le mercredi noir en sentant le moral général traverser le plancher. En revenant à la maison, lessivée, impuissante, je me suis dit qu’au fond c’était ça la grande force des Conservateurs, de faire des coupures si grossières qu’elles vous coupent les jambes. On se dit : «Si vraiment on est là et que tout continue de fonctionner, alors je n’ai plus de force pour me battre».

Et j’ai pensé au congé de Pâques, à ces discussions politiques en famille pour lesquelles j’ai de moins en moins de force. Mon fil facebook est en ouate. Tout le monde est d’accord. Non à la hausse, oui à la culture, faites payer les minières, sauvons les Birmans. Mais pour moi, comme pour la plupart d’entre nous, le reality check se passe en famille. Argumenter avec quelqu’un qui écoute Dumont ou qui pense que l’IRIS est une organisation communiste extrémiste qui divulgue des chiffres «orientés», ça prend de l’énergie. Et c’est tout seul à argumenter comme un démon dans l’eau bénite qu’on réalise qu’en dehors de notre cercle d’amis, la bataille est loin d’être gagnée.

Et quand je pense qu’il va falloir que j’explique pourquoi j’ai l’air de la moitié de moi-même en fin de semaine, je me dis que certains jours, j’aurais aimé travailler dans une usine. Quand les usines coupent 600 postes, les travailleurs ont le soutien de la population, on klaxonne pour eux. On trouve même qu’ils ont raison de se choquer et d’être violents. Quand on coupe en culture, il faut d’abord se faire traiter de «b.s. de luxe de l’État» avant de pouvoir aspirer à un peu de solidarité.

On ne se fait pas juste frapper à coup de bat de baseball dans face, on se fait aussi dire que nos jobs valent moins que les «vraies» jobs, des «vrais» travailleurs.

Alors voilà, j’ai la face longue. Mais pas le temps d’organiser de manif parce que le gouvernement réussit parfaitement son coup : je suis toujours en culture mais en mode survie donc je ne suis jamais dangereuse. Je suis trop occupée à produire des films sans budget pour avoir le temps de monter aux barricades défendre les coupures. Pathétique.

Et ce matin, en prenant l’autobus, maussade, écoeurée, j’ai pensé à cet extrait du Temps des bouffons : «Au Ghana, les pauvres mangent du chien. Ici, c’est les chiens qui mangent du pauvre. Et ils prennent leur air surpris quand on en met un dans une valise de char.» et j’ai eu envie de poser des bombes.

Mais ça, ça ne se dit pas sur Facebook.

Besoin d’un(e) «fixer» pour un tournage documentaire au Vietnam


English version below

Besoin d’un(e) «fixer» pour un tournage documentaire au Vietnam

Un réalisateur québécois d’origine vietnamienne, Khoa Lê, réalisera cet hiver un long métrage documentaire. Le film, intitulé Bà Nôi, est un mélange de documentaire et de fiction abordant les thèmes de la mémoire, de la filiation et du souvenir. Le film est composé de moments de cinéma-vérité vécus avec la famille du réalisateur, principalement sa grand-mère de 94 ans, à l’approche des fêtes du Nouvel An vietnamien, de segments de fiction, de scènes documentaires à caractère anthropologique et de mises en scènes plus théâtrales jouées par des comédiens non-professionnels recrutés sur le terrain.

Le tournage aura lieu du début janvier à la mi-février 2012 et devrait s’étendre sur 5 semaines de tournage.

Nous cherchons quelqu’un qui aurait le profil suivant :

-Maîtrise du français et du vietnamien**

-Capacité d’agir comme interprète pour traduire d’une langue à l’autre autant dans les situations de tous les jours (ex : commande au restaurant) que dans une situation d’entrevue

-Capacité à prendre en charge la logistique d’un séjour réparti entre les villes de Hi Chi Minh, Dalat et Ha Noï (réservation d’hôtel, transport, vols internes, repas, négociation de location de lieux de tournage, etc)

-Compréhension des contraintes reliées à la production de film documentaire (budget, horaire, besoins créatifs, etc)

-Posséder tact, diplomatie et discrétion et être au service du projet tout en étant débrouillard et en ayant le sens de l’initiative

-Si possible, assurer lui-même le rôle de chauffeur entre les différents lieux de tournage, sinon, être en mesure de trouver quelqu’un pour accomplir le travail

**Une excellente maîtrise de l’anglais pourrait remplacer la connaissance du français

Conditions de travail :

-La personne sera rémunérée en fonction de ses compétences et de son expérience.

-Sur place, toutes les dépenses de séjour seront prises en charge par l’équipe (transport, hébergement, nourriture)

Contact : Karine Dubois, productrice | Picbois Productions

karinedubois[at]gmail.com

Tel. 00(1) (514) 562-5566


 Need a fixer for a documentary shoot in Vietnam

Quebec director from Vietnam, Khoa Lê, will be making a feature documentary in Vietnam this winter. The film, titled Bà Nôi, is a mix of documentary and fiction broaching the themes of memory and family. The film is made up of moments of cinéma-vérité that are shared with the family of the director as the Vietnamese new year approaches, mainly his 94-year-old grandmother. The segments of fiction as well as the documentary scenes will be of an anthropological nature and non-professional actors recruited during the stay in Vietnam will play the more theatrical scenes.

The shoot will be from January to mid-February, which should comprise 5 weeks of shooting.

We are looking for someone with the following profile:

-Fluent in French and Vietnamese**

-Able to act as an interpreter from one language to the other in everyday situations (ie ordering at a restaurant) as well as interview situations.

-Able to handle the logistic during our stay in the cities of Ho Chi Minh, Dalat and Ha Noï (hotel reservations, transportation, local flights, meals, negotiation of equipment rental and locations, etc.)

-Understanding of documentary production challenges (budget, schedule, creative needs, etc.)

-Must have tact diplomacy and discretion while being involved with the project and finding solutions to problems and have a sense of initiative.

-If possible, they must also assume the post of chauffeur between different places, if not, they must be able to find someone to fill that post.

**If fluent in English instead of French may also apply.

Work conditions:

-Salary will depend on the person’s experience.

-On location all daily expenses will be taken care off by the production (transportation, accommodation, meals)

Contact : Karine Dubois, producer | Picbois Productions

karinedubois[at]gmail.com

Tel. 00(1) (514) 562-5566

Être pigiste c’est dans tête

Déjà quelques jours que je fredonne dans ma tête ce refrain de Loco Locass avec de nouvelles paroles :

«Être pigiste, c’est dans tête que ça se passe man
le corps calme l’esprit qui rame au maximum, chum
Comme Noam Chomsky sur un trip d’opium»

C’est que depuis ce matin, je suis officiellement de retour à mon statut de pigiste. Mon adn naturelle je crois.

Je termine une mandat d’un peu plus de six mois comme chargée de contenu au sein de la boîte web Turbulent. À propos cette expérience, je vous partagerai sûrement bientôt mes réflexions profondes sur la production de contenu convergent pour le web en cette période d’ébullition. Mais pas maintenant.

Pour l’instant, je voulais seulement marquer la transition, m’assurer que mon worpress reconnaît toujours mon mot de passe et décrasser ce blogue en jachère. Étrangement, il s’est arrêté en même temps que ma vie de pigiste à temps plein. J’en profite d’ailleurs pour confirmer une hypothèse longtemps réfléchie et récemment testée : c’est hyper-difficile, voire impossible d’entretenir une vie 2.0 riche en étant employé. Inévitablement, le blogue est remplacé par la conversation avec les collègues. L’heure passée sur Twitter par les mille et une conversation de gens qui défilent à votre bureau et Facebook… nahhh Facebook est bionique, même à une heure du deadline le plus mortel, je crois que j’arriverais à changer de statut.

En cette période de transition donc un immense merci aux collègues et patrons de Turbulent qui ont cru en moi et m’ont permis de participer à l’immense succès web Mixmania, entre autres choses.

Le plus beau dans tout ça c’est que comme pigiste, nous continuerons à nous fréquenter.

La vie (de pigiste) est belle!

Et le dimanche, elle démarra son entreprise

Dimanche parfait : café sur la terrasse, baguette fraise-gruyère (sur fond de beurre salé), et une lecture qui me détend et me stimule : «De l’intuition au projet d’entreprise». Plusieurs personnes ont sourcillé quand je leur ai dit mon bonheur d’avoir acheté ce livre comme lecture de vacances. C’est pourtant simple : le démarrage de mon entreprise est un projet auquel je n’arrive jamais à consacrer le temps nécessaire et qui est toujours repoussé par les deadlines, les mandats de pigiste et les nombreuses demandes de subventions. Alors quand je trouve deux minutes à moi, ce n’est pas du travail supplémentaire que j’ai l’impression de faire en lisant ce livre mais bien de me concentrer enfin à concrétiser ce rêve.

Pour la petite histoire, je suis travailleuse autonome depuis ma sortie de l’université il y a cinq ans. Depuis 2-3 ans, je produis des projets comme productrice  indépendante et après avoir exploré plusieurs avenues possibles (je pourrais vous l’expliquer dans un article futur), j’ai choisi de faire le grand saut. Me connaissant, j’en suis maintenant à l’étape de motivation par le  «deadline», et je prévois procéder à mon incorporation durant la semaine du 26 juillet. Quand Julie Tremblay avait parlé de ce livre sur le blogue de la Fondation de l’entrepreneurship, j’étais sceptique. Je trouvais que ça sentait la plogue et que le livre était cher. Julie m’avait assuré que le livre était vraiment utile, et après m’être donné la peine d’aller le feuilleter en librairie, j’ai dû admettre que oui, cet ouvrage semblait être très solide.

Revenons à la lecture de ce bijou de livre. Aujourd’hui, je lisais le chapitre 4 sur «la note sectorielle». En matière de titre de document sexy et accrocheur, on repassera. La nature de l’exercice par ailleurs, est particulièrement intéressante. Il s’agit d’un travail incontournable avant de démarrer son entreprise. Voici comment les auteurs du chapitre résument la chose :

«L’idée est simple : dans la mesure où vous «comprenez» comment «fonctionne» votre secteur d’activité, dans la mesure où vous avez une bonne idée des forces en présence et de la façon dont ces dernières interagissent entre elles, vous augmentez vos chances de réussite.»

Ce qui m’emballe avec ce genre de livre sur l’entrepreneurship, c’est d’appliquer ces concepts au monde du documentaire et de faire l’exercice de prendre du recul par rapport à cette industrie, en la plaçant dans une grille d’analyse plus stratégique. Autant je m’enrage quand les mauvais formateurs de centre d’emploi ramènent tout à «mettons que vous vendez des crayons», autant je trippe à voir le monde de la production à travers les «règles du jeu du secteur, les «facteurs de succès», les «avantages concurrentiels», etc.

En voyant le type d’information à recueillir : facteurs de réussite, de difficulté, forces des entreprises en présence, on arrive rapidement à la conclusion que des entretiens avec des entrepreneurs déjà en place s’imposent.

Dans mon cas, je dois avouer que c’est un projet qui m’emballe. En effet, quel privilège ce serait de prendre le temps d’aller m’asseoir avec des producteurs que j’admire et de leur poser des questions sur leur philosophie d’entreprise, leur stratégie, leurs forces stratégiques, artistiques, administratives.

Je me disais en fait que c’est quelque chose qui gagnerait vraiment à être diffusé : podcast, articles de blogue, capsules vidéos? Je ne suis pas certaine du format et j’ai peur que le fait d’en faire la diffusion empêche les gens de se confier autant qu’ils le pourraient. Je mijote donc et réfléchis en même temps  aux partenaires potentiels qui pourraient embarquer dans cette démarche de portraits de producteurs-entrepreneurs. Doc Circuit, l’INIS, l’APFTQ, Qui fait Quoi, sont des entités qui auraient des affinités naturelles avec ce genre de projets selon moi.

Je retourne donc à mes lectures entrepreneuriales du dimanche et vous invite à me dire dans la section commentaire votre intérêt pour ce type de portraits en ligne, sous quel format, avec quel producteur, etc.

Un an de bûche!

Cette semaine, c’est l’anniversaire de mon blogue. Le Jour J, c’était il y a un an exactement. Je vous épargne les métaphores avec les bébés pour me contenter d’un clin d’oeil statistique tout sauf scientifique. Parce que oui, pour certaines personnes, la célébration passe par un fichier excel.

Après un rapide tour de piste de mon tableau de bord wordpress, voici les points saillants de la dernière année.

Critères de recherche les plus utilisés par les gens venus sur mon blogue

1. Ce qui a fait converger le plus de gens, ce sont tous les critères de recherche associés à Occupation double. Plus exactement 933 personnes sont débarquées ici avec la ferme intention d’y trouver des photos des seins de Lydiane. Charmant. Surtout que l’article sur Occupation Double en était un de bashing…

2. 128 personnes étaient à la recherche de Marie-Maude Denis ou Alain Gravel de l’émission Enquête, quand ils sont tombés sur Le luxe d’être informé. Ça montre certainement l’impact de leurs reportages-chocs sur l’intimidation et la corruption dans le milieu de la construction ou simplement le raffinement des méthodes d’intimidations des gars de la FTQ…

3. J’arrive finalement bonne troisième, de quoi me rassurer. 126 requêtes visaient vraiment à me trouver.

Je tiens par contre à mentionner mes critères de recherche préférés qui relèvent plutôt de la catégorie «faits divers». Notons «chercher le vent analyse» ou comment faire faire son travail de cégep sur Guillaume Vigneault par Google ou encore le plus troublant «faire un bûcher»!

Quand au contenu, les trois articles les plus consultés sont :

1. Home page (oui, les statistiques c’est parfois décevant),

2. Double culpabilité (le fameux billet sur Occupation Double)

3. Quelle place pour les documentaristes dans le web-documentaire?

De ce billet, je suis particulièrement fière parce qu’il aura répondu à ce que je recherche en écrivant un blogue, c’est-à-dire faire réagir des gens d’horizons variés et qui atterrissent dans votre cour le temps d’une discussion constructive. Quiconque blogue comprendra ce moment grisant où on regarde le nombre de lectures monter en flèche et où on se voit référé par d’autres. Au delà du boost de confiance en soi, c’est vraiment l’impression de pouvoir générer des réactions et des débats qui fait plaisir. Sans compter que cet article aura généré des rencontres professionnelles qui ne se seraient pas produites autrement.

Je termine cet article ici, préférant continuer dans un prochain ma réflexion par rapport aux sujets d’articles de l’année, qui résument bien mon cheminement professionnel. Je le fais en me fixant comme défi d’envoyer plus souvent de ces textes imparfaits, que j’ai tendance à laisser moisir dans la section brouillons, un geste on ne peut moins blogue. Plus courts et plus vite donc les articles cette année, c’est l’objectif.

Et pour célébrer cet anniversaire en rigolant, pourquoi pas «taguer» dans cet article tous les mots-clés qui ont porté fruit jusqu’à présent en y en ajoutant quelques autres plus sensationnalistes encore!

8 mars 2010

J’aurais aimé écrire un billet sur la Journée de la femme. Mais aujourd’hui, 8 mars 2010, j’apprends la mort de Marcel Simard.

Je n’ai pas les mots, j’ai encore à peine d’émotions. Cette nouvelle m’apparaît irréelle.

Marcel était le producteur associé de mon premier documentaire à titre de productrice. Après avoir vu quelques rush de tournage de notre film, il nous avait ouvert les portes des Productions Virage. Il a cru en nous simplement. Réalisatrice, productrice, il ne voyait pas des femmes, il voyait du talent et nous l’a dit souvent. À la première de notre film, il avait pris la parole pour dire qu’il avait fondé sa maison de production pour faire des films comme le nôtre. En fait, il avait dit que notre film incarnait le mieux l’esprit Virage. Et il avait pris le temps de s’asseoir, tranquillement, avec Catherine en salle de montage pour regarder les images et la conseiller.

Marcel, rarement une formule toute faite ne se sera autant appliquée : repose en paix, mais surtout, surtout, repose-toi.

Mes pensées et mes sympathies aux proches.