Et le dimanche, elle démarra son entreprise

Dimanche parfait : café sur la terrasse, baguette fraise-gruyère (sur fond de beurre salé), et une lecture qui me détend et me stimule : «De l’intuition au projet d’entreprise». Plusieurs personnes ont sourcillé quand je leur ai dit mon bonheur d’avoir acheté ce livre comme lecture de vacances. C’est pourtant simple : le démarrage de mon entreprise est un projet auquel je n’arrive jamais à consacrer le temps nécessaire et qui est toujours repoussé par les deadlines, les mandats de pigiste et les nombreuses demandes de subventions. Alors quand je trouve deux minutes à moi, ce n’est pas du travail supplémentaire que j’ai l’impression de faire en lisant ce livre mais bien de me concentrer enfin à concrétiser ce rêve.

Pour la petite histoire, je suis travailleuse autonome depuis ma sortie de l’université il y a cinq ans. Depuis 2-3 ans, je produis des projets comme productrice  indépendante et après avoir exploré plusieurs avenues possibles (je pourrais vous l’expliquer dans un article futur), j’ai choisi de faire le grand saut. Me connaissant, j’en suis maintenant à l’étape de motivation par le  «deadline», et je prévois procéder à mon incorporation durant la semaine du 26 juillet. Quand Julie Tremblay avait parlé de ce livre sur le blogue de la Fondation de l’entrepreneurship, j’étais sceptique. Je trouvais que ça sentait la plogue et que le livre était cher. Julie m’avait assuré que le livre était vraiment utile, et après m’être donné la peine d’aller le feuilleter en librairie, j’ai dû admettre que oui, cet ouvrage semblait être très solide.

Revenons à la lecture de ce bijou de livre. Aujourd’hui, je lisais le chapitre 4 sur «la note sectorielle». En matière de titre de document sexy et accrocheur, on repassera. La nature de l’exercice par ailleurs, est particulièrement intéressante. Il s’agit d’un travail incontournable avant de démarrer son entreprise. Voici comment les auteurs du chapitre résument la chose :

«L’idée est simple : dans la mesure où vous «comprenez» comment «fonctionne» votre secteur d’activité, dans la mesure où vous avez une bonne idée des forces en présence et de la façon dont ces dernières interagissent entre elles, vous augmentez vos chances de réussite.»

Ce qui m’emballe avec ce genre de livre sur l’entrepreneurship, c’est d’appliquer ces concepts au monde du documentaire et de faire l’exercice de prendre du recul par rapport à cette industrie, en la plaçant dans une grille d’analyse plus stratégique. Autant je m’enrage quand les mauvais formateurs de centre d’emploi ramènent tout à «mettons que vous vendez des crayons», autant je trippe à voir le monde de la production à travers les «règles du jeu du secteur, les «facteurs de succès», les «avantages concurrentiels», etc.

En voyant le type d’information à recueillir : facteurs de réussite, de difficulté, forces des entreprises en présence, on arrive rapidement à la conclusion que des entretiens avec des entrepreneurs déjà en place s’imposent.

Dans mon cas, je dois avouer que c’est un projet qui m’emballe. En effet, quel privilège ce serait de prendre le temps d’aller m’asseoir avec des producteurs que j’admire et de leur poser des questions sur leur philosophie d’entreprise, leur stratégie, leurs forces stratégiques, artistiques, administratives.

Je me disais en fait que c’est quelque chose qui gagnerait vraiment à être diffusé : podcast, articles de blogue, capsules vidéos? Je ne suis pas certaine du format et j’ai peur que le fait d’en faire la diffusion empêche les gens de se confier autant qu’ils le pourraient. Je mijote donc et réfléchis en même temps  aux partenaires potentiels qui pourraient embarquer dans cette démarche de portraits de producteurs-entrepreneurs. Doc Circuit, l’INIS, l’APFTQ, Qui fait Quoi, sont des entités qui auraient des affinités naturelles avec ce genre de projets selon moi.

Je retourne donc à mes lectures entrepreneuriales du dimanche et vous invite à me dire dans la section commentaire votre intérêt pour ce type de portraits en ligne, sous quel format, avec quel producteur, etc.

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Une réponse à “Et le dimanche, elle démarra son entreprise

  1. Karine! Je suis vraiment contente que tu aimes le bouquin. J’avoue que le fait que je travaille à la Fondation de l’entrepreneurship a pu te faire douter, mais sous mon nom, je ne plogue rien en quoi je ne crois pas. J’attendais la sortie de ce livre depuis un bon bout de temps et quand il est sorti, je me suis ruée dessus.

    J’admire sincèrement ta démarche de création d’entreprise. Je sais à quel point ça demande du guts. Je te souhaite le plus grand des succès! Tiens-nous au courant de ta démarche!

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