J’m’en va reviendre de l’Abitibi

Je suis en Abitibi depuis vendredi , en tournage avec Sarah Fortin qui réalise un film sur le chanteur Stephen Faulkner. Le film s’intitule «J’m’en va r’viendre». Et c’est ce que Sarah filme depuis un an et demi, le «retour» de Stephen Faulkner. Pour retracer les débuts du projet, je vous invite d’ailleurs à lire le journal de bord du film

Sarah et François L. Delagrave qui profitent du ciel bleu foncé de Rouyn pour faire des images

Sarah et François L. Delagrave qui profitent du ciel bleu foncé de Rouyn pour faire des images

Je remplace donc avec bonheur au département des tâches connexes  sur ce tournage qui suit le périple du chanteur au Festival des guitares du monde en Abitibi-Témiscamingue. Vendredi soir, il jouait au légendaire Cabaret de la dernière chance (le proprio insiste pour qu’on ne dise pas juste «le cabaret»). Un concert vibrant comme on les aime avec en bonus un rappel avec Plume le temps de chanter quelques chansons de l’époque Cassonade. Ce soir, c’est à Amos que ça se passe.

Je découvre donc, sur le tard, ça me gêne, les chansons magnifiques de cet auteur-compositeur aussi talentueux que surprenant. Il y a un effet magnétique autour de ce gars. Outre le fait que le côtoyer donne envie d’être délinquant, de fumer des clopes et de boire du brandy, il y a un magnétisme, une folie qu’on a envie de partager, des envolées passionnées mais aussi une sensibilité perceptible même pour l’étrangère que je suis.

Je me suis surprise à lui trouver des ressemblances avec Falardeau. Ce courage d’assumer les paradoxes de ses coups de gueules. De préférer dire qu’il s’est trompé plutôt que de protéger une image. Intense au quotidien, mais authentique et vrai.

Au piano du cabaret de la dernière chance, à Rouyn

Hier, j’ai eu la chance d’assister à un moment de grâce, Stephen, installé au piano du cabaret, avant l’ouverture, et qui accepte de chanter une «vieille toune», Doris. Le moton dans la gorge, le spm dans le tapis, , j’écoutais Stephen chanter. Moment magique de tournage. Moment de frisson où on peut sentir un chunk de film naître sous nos yeux. Pour moi c’était intense alors imaginez pour Sarah qui, patiente, suit la vie imprévisible de ce personnage depuis un an et demi. Une satisfaction sans doute pour celle confrontée au classique «Pis, c’est pas fini ce film-là?» que connaissent les documentaristes qui savent la valeur de la durée dans un tournage. Je ne vend pas la mèche, mais je peux vous dire qu’avec ce que je vois ici, ça va être une maudite belle vue.

Je vous quitte, on part bientôt pour Amos.

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4 réponses à “J’m’en va reviendre de l’Abitibi

  1. Billet très intéressant, qui donne le goût de voir le film et de découvrir Rouyn-Noranda!

    Très hâte de voir ça! Faulkner mérite certainement d’être redécouvert par une nouvelle génération.

  2. lebloguedubois

    Merci Eric! En effet, Faulkner est un classique qui mérite d’être découvert. Il est d’ailleurs en spectacle le 30 mai à l’Inspecteur Épingle. Passons le mot! Et pour Rouyn je suis intarissable, j’aime beaucoup cette ville, surtout l’été avec ses plages à 15 minutes!

  3. Pingback: Des nouvelles de Stephen Faulkner | Nouvelles du Cabaret's Blog

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